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Comme une envie de dire bonjour 18/02/2015

Comme une envie de dire bonjour



Qui que vous soyez, d'où que vous veniez, je vous souhaite la bienvenue sur ce blog. Peut être êtes-vous arriver ici par hasard ou magie, tout ce que je peux dire c'est que je suis contente que vous soyez là. A cet instant. Je suis A, jeune auteure de textes un peu fantaisistes sans grandes ambitions si ce n'est divertir. Je n'attends pas grand chose de vous, peut-être un avis constructif si vous en avez un, un peu de patience aussi. Il n'est pas facile d'errer dans la tête d'une inconnue j'en conviens mais j'espère que vous ne vous perdrez pas et que vous apprécierez ce que vous allez y voir. Installez vous confortablement, laissez les mots venir à vous et ayez l'esprit ouvert;


Une dernière fois, bienvenue à vous chers inconnus. Allez en paix.


A (toujours et encore.)



Comme une envie de dire bonjour

Je suis féminisme, mais... 31/08/2017


Entrée 29

J'écris cet article aujourd'hui, il n'aura pas forcément la forme habituelle, parce que j'ai vu et lu beaucoup de choses sur la notion de "féminisme" et de "féminité et que j'ai envie de poser ma vision de la chose. J'ai un peu l'impression que quand on dit qu'on est féministe, qu'on soit un homme ou une femme, c'est toujours suivi de rire plus ou moins discret le genre qui font paraître un peu ridicule et hystérique. C'est presque devenu une blague ce truc. Les féministes ce sont folles qui s'épilent plus et qui détestent les hommes. C'est forcément ça. Mais moi, je m'épile parce que je trouve ça plus esthétiques et, j'adore les mecs, surtout le mien d'ailleurs et je suis féministe, je le revendique et j'en ai absolument pas honte. Aujourd'hui, malgré la notion ultra à la mode de parité, il y a encore des différences flagrantes entre les hommes et les femmes. Différences de salaire, de statu, de situation face aux enfants (congés maternité ou divorce par exemple). Mais pourquoi ces manquements ? Il ne faut pas nier qu'il y a des différences entre nous. Dans le physique comme la force, mais aussi dans le risque face aux grossesses. Mais ces différences motivent-elles le machisme ? Et d'où vient-il ? En y réfléchissant je pense que le machisme n'est pas quelque chose de naturel, il vient avant tout de l'éducation. Ça peut paraître évident dit comme ça, mais pas pour tout le monde on dirait. Dire à une fille qu'elle ne peut pas faire telle ou telle chose, que c'est normal si elle est nulle en maths, les filles sont plus douées en français, mais aussi dire à un garçon que pleurer c'est un truc de femme, c'est ça qui lance le machisme. Une fille en pantalon, alors que ça été interdit longtemps, ça choque évidemment personne, mais un garçon qui voudrait mettre une robe pour sortir, c'est pas possible. Le machisme ne pénaliserait-il pas autant les hommes que les femmes ? Ça oblige les enfants et plus tard les adultes à se comporter selon leurs sexes et les caractéristiques qui y sont associées. Il faut dire aux enfants qu'ils peuvent être ce qu'ils veulent et ne surtout pas dire aux petits garçons qu'il faut être gentil avec les filles parce qu'elles sont fragiles et là pour faire des câlins. Il faut avant tout être gentil parce que ce sont des êtres vivants et qu'elles méritent le respect. C'est comme pour la galanterie, je ne suis pas contre du moment qu'elle est guidée par la gentillesse et l'envie de faire plaisir et pas juste par la notion de galanterie envers les femmes. Sinon où est l'égalité ? Comment dois-je prendre l'intention d'un homme qui m'ouvre la porte ou me tire la chaise à table si c'est seulement par galanterie et politesse et pas par amour ? Je crois que la notion de parité justement est affreusement discriminatoire. Recruter un certain nombre de femmes ou d'hommes parce qu'il faut qu'il y ai une égalité n'a pas tellement de sens pour moi. La véritable égalité, ça devrait être l'égalité des chances. Notre président a voulu faire un pas vers les femmes en demandant la parité au gouvernement. Certes, il y a plus de femmes, c'est magnifique. Mais ont-elles été recrutées pour leurs compétences ou simplement leur statu de femme ? C'est une question à se poser. La parité pour la parité n'aura peut-être pas de fin positive pour le féminisme et son image.

A.

Avo 22/08/2017

Entrée 28

Grand-mère où es-tu ? Tu es là sans être là. Tu me regardes, mais tes yeux ne font que me traverser. J'y vois une lueur parfois, je crois que tu me reconnais puis elle disparaît. Au début, tu ne faisais que de petits détours dans ton inconscient, maintenant je crois que tu y as élu domicile. Tu sais, si on passe toujours en coup de vent comme ça, c'est parce que te voir comme ça, l'ombre de toi-même, c'est pas possible. Inconcevable. T'avais encaissé tellement de choses, et puis finalement cette vie elle t'a eu. Quand on me demande si mes grands parents sont encore de ce monde, je sais pas trop quoi répondre. J'ai juste l'espoir que tu ne rendes compte de rien. Que la femme que je connaissais ne sache pas ce qui se passe autour d'elle. Est-ce que tu vois qu'ils ont tous désertés ? Tu sens notre absence ou est-ce que tu as oublié ? Tu es un peu retombé en enfance, tu souris pour rien ou alors peut-être qu'on est pas au courant de la blague. J'aurais voulu qu'il te voit sous ton meilleur jour, il t'aurait adoré Vovo. Tu étais tellement drôle même si je comprenais pas toujours ce que tu disais. Les grimaces pour nous faire rire, les 2Francs de bonbons, les commandes de pizzas, le monstre dans le couloir pour nous faire peur, l'odeur de javel que mon esprit a associé à ton appartement de Grigny, la sortie dominicale au marché, tes émissions de vieux que tu ne ratais pour rien au monde, ta danse, toujours la même, quand tu entendais de la musique, le placard à conneries. Je te devais bien ça, de t'écrire ces mots parce que tu as compté, peut-être encore plus que je ne le crois aujourd'hui. Si je suis celle que je suis c'est aussi grâce à toi. Me dire que tu ne sais même pas que ta soeur est partie ça me fait mal, mais te voir encore là, ça fait mon bonheur. Je sais que c'est égoïste comme façon de penser, je m'en fiche. Je crois que j'ai bien le droit de l'être parfois. Quand je te vois au fond de ton lit, je ne te reconnais pas, je ne reconnais pas la femme des photos, le sourire aux lèvres, heureuse d'être entouré de sa famille, de ses petits enfants. On n'était encore que des filles à cette époque. Tu as participé à mon enfance heureuse, merci pour tout ça, ce passé que je chéris tant.

A.

22 ans. 09/08/2017


Entrée 27

Encore une fois j'ai un peu tardé à écrire cet article anniversaire, encore une fois je comptais écrire quelque chose sur mes attentes pour l'avenir, sur ce qui a changé depuis l'année dernière.

Mais cette année, ce 12 juillet a été différent des autres.

J'ai toujours adoré mon anniversaire, c'est vraiment la date que je préfère de tous les jours de l'année. C'est un peu comme Noël sauf que cette journée est que pour toi, du coup c'est mieux. C'est sans doute un peu égoïste comme façon de voir les choses, mais là n'est pas la question. Quand j'étais plus jeune, j'étais vraiment persuadée, je croyais dure comme fer que le feu d'artifice du 14 juillet, c'était seulement pour mon anniversaire. Qu'est-ce qu'on peut être égocentrique et renfermée sur sa petite personne quand on est un enfant. En même temps personne m'avait dit le contraire. D'habitude, j'attends de voir qui a pensé à mon anniversaire, si je vais recevoir des cadeaux, le truc habituel quoi. Sauf que cette année, en 2017, ça été différent.

Cette année, j'ai été seule. Enfin pas totalement, y avait du monde, beaucoup même, mais c'était pas ce à quoi je m'attendais quand j'étais plus jeune. J'ai passé la journée de mon anniversaire à l'hôpital et la semaine qui a suivi aussi. C'était prévu, je savais comment ça allait se passer, mais ça a pas été plus agréable pour autant. Moi qui avait une bonne santé, qui prenait le moins de médicament possible, on m'a diagnostiqué une maladie qui a changé ma vie pour toujours. On l'appelle la maladie de Crohn. Je vais pas rentrer dans les détails, parce que je suis pas médecin et que j'ai pas tellement envie d'ailleurs, mais le fait est que contrairement aux autres fois, j'ai plus tellement envie de m'imaginer comment ce sera après. J'ai pas envie de faire de bilan cette fois parce que cette année à pas été la meilleure que j'ai vécue. D'habitude je cherche un peu plus mes mots, j'essaye de faire quelque chose de joli, de « poétique », mais pas là. J'avais envie d'essayer quelque chose de plus personnel, de plus direct. Je laisse le « joli » pour plus tard, pour d'autres entrées. J'ai seulement envie de dire que je reste positive parce que c'est pas dans mon caractère de me laisser abattre, que je l'ai jamais fait et que je vais pas commencer maintenant, mais juste aujourd'hui je sais pas tellement à quoi va ressembler mon avenir. Cette chose, cette maladie fait partie de moi et j'ai peur de devoir me définir comme malade. Je vais finir en écrivant que j'espère de toute mon âme que le futur sera meilleur, dans la limite du possible évidemment.

A.

25/06/2017

Entrée 26

Je crois que c'était comme ça que tout était censé se finir. C'était joli, pleins de couleurs, de vrais montagnes russes, la facilité c'était pas pour nous. Et ça l'a jamais été. La passion, c'est beau, mais ça peut détruire. Tu étais en train de me rendre folle peu à peu. Du bonheur, des fous rires, des après-midi film et puis l'angoisse qui finissait toujours par refaire son apparition, mon estomac qui se tordait de peur face à tes reproches éternels. Je n'étais plus moi. J'ai décidé que je n'étais pas faible. C'était toi ou moi. Et je me suis choisie. J'ai décidé que devais relever la tête et avancer sans faire attention à mon coeur en miette. J'ai voulu jouer avec le feu, mais je me suis brûlée finalement. Il fallait s'y attendre. Les mecs comme toi sont pas fait pour les filles comme moi. J'ai pourtant tout essayé, je me suis tellement éreintée à trouver des solutions dont tu ne voulais même pas que j'ai cru me perdre alors qu'il suffisait de lever la tête et de chercher l'étoile polaire. Mon coeur ne cherche plus que le bonheur simple, l'amour sans compromis ni "si". Peut-être que j'ai le palpitant trop fragile, mais je vais devoir apprendre à le blinder si je ne veux plus manquer de me noyer. Je souhaitais tellement la passion ardente que j'ai oublié de me souvenir qu'il faut toujours faire attention à ce qu'on demande, on ne sait jamais ce qu'on reçoit. J'ai peut-être pleuré souvent, tu as récolté souvent la tempête. Mais il faut bien avouer que tu la méritais parfois, mon aimé. Les adieux ne sont jamais faciles surtout qu'il m'arrive trop souvent d'être obstinée, mais il n'y a pas le choix. C'est ça ou le saut dans le vide sans parachute pour nous. J'ai enfin retrouvé mon vrai sourire plein de conviction et mon besoin dingue de vivre. Tu croyais que tu faisais ce qu'il fallait, mais tu ne faisais que me tirer vers le bas, tu m'asphyxiais avec des vaines promesses, tu me faisais devenir une autre, celle qui aurait dû mieux te convenir. Le naturel revient toujours au galop pourtant, tu aurais dû le savoir toi qui étais si intelligent. Tant pis pour toi. Tant mieux pour moi.

A.